Le tsunami sera numérique dans l’éducation

Education MOOC

L’Education nationale en France ne veut rien savoir.

  • Elle conserve sa structure hiérarchique lourde et centralisée
  • Elle ne remet pas en question le modèle d’éducation.
    En France le modèle reste « apprendre puis faire », surtout pas « faire pour apprendre ».
    Résultat : nous avons de brillants ingénieurs, professeurs, mais finalement peu d’entreprises qui percent sur le marché international.
  • Elle ne repense pas l’espace de l’Education : avec des lycées construit sur le modèle des casernes napoléoniennes, et un univers quasi carcéral qui est basé sur la contrainte permanente.

Mais ce faisant elle met en péril l’équilibre des chances, car elle risque d’être submergée par le tsunami numérique.
Le numérique va arriver quoiqu’il arrive. Le rôle de l’enseignement est fondamental.

  • Un changement de modèle s’impose sinon l’Education nationale française, remarquable machine, risque de sombrer dans le syndrome KODAK.
    Pour les plus jeunes : KODAK a eu 150.000 employés et était le fournisseur de pellicules photos pour tous les appareils du monde avant les années 90. (Voir l’article sur Wikipédia, car c’est de l’histoire ancienne).
    Pourtant KODAK avait le brevet de l’appareil numérique.
    Pourquoi ne l’ont-ils pas développé ?
    Car leur modèle de pensée ne pouvait plus évoluer. Ils en sont morts en quelques années.
  • Passons au contrôle à postériori : laissez faire et contrôler ensuite
  • Privilégions le « faire puis apprendre » ou apprendre en faisant. Cela nous libérera de notre phobie de l’échec, si française.
  • Adoptons les MOOC (prononcer « moucque ») qui sont : les Massive Open Online Courses. Ces plate-formes qui industrialisent le savoir. Exemple : Khan Academy.
    Les MOOC sont au XXIeme siècle ce que Jules Ferry a été au XXeme. Une révolution sociale. Ils permettent une redistribution des chances sur un territoire, dans toutes les classes sociales (car le même savoir est distribué à tous).
  • Modifions l’évaluation des compétences.
    Tous ceux qui ont eu à recruter le savent : le CV est fini. Aujourd’hui je ne recrute que par l’expérience du terrain. L’essai s’impose tant les savoirs sont vastes et les compétences humaines sont primordiales dans les entreprises du XXIeme siècle.
    Je suis persuadé qu’un employeur peut embaucher un candidat moins « visiblement » compétent s’il détecte chez lui des indices de progrès et d’attitude. C’est humain.
    Pour faire évoluer ces évaluations de compétence passons au système distribué : le CV devient alors un résumé composite exhaustif des savoirs glanés et des expériences passées.
    Voir la proposition Open Badges de la Mozilla Foundation.
  • Interconnectons les MOOC et les entreprises.
    A partir de ces plate-formes les employeurs pourront connaître les compétences et recruter très tôt les candidats qui rassemblent leurs critères de sélection.

Jacques Boulogne

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