L’Holacracie passe en Open Source !

Lancement Holacracie

Ce jeudi 21 mai 2015 un événement en ligne va officiellement confirmer que le concept d’holacracie va devenir « open source ». L’holacracie est ce nouveau système opérationnel pour les organisations. Adopté par plusieurs grands noms des technos (dont Zappos) il change complètement la structure, les prises de décision et la répartition du pouvoir dans les organisations.

Porté par une société privée (HolacracyOne), le passage en open source va lui assurer une montée en puissance mondiale beaucoup plus rapide. Cette stratégie rappelle le modèle de WordPress et de son éco-système.

Lancement Holacracie

Aller sur la page de l’événement HOLACRACY OPEN SOURCE

Le temps réel peut-il être utile en marketing ? – #ridm #transmedia #montreal

La conférence d’ouverture de la Journée Transmedia du RIDM m’amène à quelques conclusions pour le marketing :
Dans une stratégie de branding : le document « en direct » pourrait devenir une plate forme idéale pour une relation entre le public et sa marque.
Le stade ultime de l’inclusion du « fan » dans la fabrication de l’image (et du produit ?)

La possibilité de prendre l’histoire en marche est un argument de longévité pour les stratégies.
L’interaction ouvre aussi des accès privilégiés au retour d’expérience.

Une stratégie « live » à imaginer : des récompenses (rewards) qui aident à installer une relation plus longue avec les suiveurs de la marque. Ou des événements éphémères qui n’existent qu’en ligne et pour un temps limité.

Sur le storytelling (créatif ou marketing) d’autres questions méritent d’être posées :
Faut-il mettre en ligne tout le contenu sans « montage » (curation)
Bonne question : qui a 9 heures à donner à un web doc ?
Réponse : ne pas voir le web doc comme un tout : il faut le consommer à son rythme. Et par morceaux.

Le temps réel peut générer une « anxiété » chez certains : voir le document se faire sans fin.
En même temps cette histoire en devenir devient une plate forme idéale pour tester et améliorer la communication.

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Citizen Four. Edward aux mains digitales

Citizen Four Snowden

Le nouveau film de Laura Poitras, CITIZEN FOUR, raconte l’histoire réelle d’Edward Snowden.
Laura Poitras a été au coeur de cette histoire car c’est elle qu’un mystérieux « citizen four » a contacté avant le journaliste Greewald qui a révélé la « bombe » médiatique dans The Guardian. Elle était là pour les premiers contacts, elle était là pour la première interview (surréaliste) dans la chambre d’hôtel de Hong Kong, elle était là quand l’identité de Snowden a été dévoilée. Elle était là quand il s’est retrouvé coincé en Russie…
Pendant tout ce temps Laura filmait.
Ce long documentaire très dense, vous plonge dans le coeur de l’histoire.
Sans les habituels artifices narratifs habituels. Pas de voix-off, pas de musique, ni de montage compliqué.
Un diamant brut.
C’est là sa force.
Et sa faiblesse.
Car, pour ceux qui connaissent les enjeux, tout est lumineux. Pour ceux qui découvrent la face cachée de l’internet moderne, c’est un peu rude.

Edward Snowden Laura Poitras Citizen Four

On découvre aussi toute la fragilité d’Edward Snowden.
Un être diaphane, d’aspect quasi-christique, qui se sait « sacrifié ».
On est loin du gauchiste allumé, au contraire. Il est visiblement un patriote (comme 102% des Américains).
Son courage est d’autant plus grand qu’il connait toute la puissance du système qu’il dénonce. Il faut le voir débrancher fébrilement le téléphone de l’hôtel après un appel de la réception. Ou s’inquiéter d’une alarme incendie, semant le trouble parmi les journalistes réunis en secret dans la chambre.
Et tous ces documents officiels de la NSA !
D’horribles Powerpoint dignes de cadres intermédiaires de PME. Des Word doc bourrés d’acronymes et de sigles cabalistiques.
Parmi ces codes, dans la chaîne de commandement de toutes les attaques de drones… « P.O.T.U.S »… pour President Of The United States…

Le film finira de vous rendre panaro. Eclairé mais parano.
(videz vos caches après avoir lu cet article, vous êtes sur « la liste »)

Pour ceux qui s’intéressent aux Lanceurs d’alerte, je vous recommande l’histoire de Martin et Michell. Ils ont dénoncé la NSA en … 1960 ! Exilés en URSS ! Troublante similitude avec l’histoire moderne. Ecouter ici l’émission de France Inter consacrée à cette histoire.

Le tsunami sera numérique dans l’éducation

Education MOOC

L’Education nationale en France ne veut rien savoir.

  • Elle conserve sa structure hiérarchique lourde et centralisée
  • Elle ne remet pas en question le modèle d’éducation.
    En France le modèle reste « apprendre puis faire », surtout pas « faire pour apprendre ».
    Résultat : nous avons de brillants ingénieurs, professeurs, mais finalement peu d’entreprises qui percent sur le marché international.
  • Elle ne repense pas l’espace de l’Education : avec des lycées construit sur le modèle des casernes napoléoniennes, et un univers quasi carcéral qui est basé sur la contrainte permanente.

Mais ce faisant elle met en péril l’équilibre des chances, car elle risque d’être submergée par le tsunami numérique.
Le numérique va arriver quoiqu’il arrive. Le rôle de l’enseignement est fondamental.

  • Un changement de modèle s’impose sinon l’Education nationale française, remarquable machine, risque de sombrer dans le syndrome KODAK.
    Pour les plus jeunes : KODAK a eu 150.000 employés et était le fournisseur de pellicules photos pour tous les appareils du monde avant les années 90. (Voir l’article sur Wikipédia, car c’est de l’histoire ancienne).
    Pourtant KODAK avait le brevet de l’appareil numérique.
    Pourquoi ne l’ont-ils pas développé ?
    Car leur modèle de pensée ne pouvait plus évoluer. Ils en sont morts en quelques années.
  • Passons au contrôle à postériori : laissez faire et contrôler ensuite
  • Privilégions le « faire puis apprendre » ou apprendre en faisant. Cela nous libérera de notre phobie de l’échec, si française.
  • Adoptons les MOOC (prononcer « moucque ») qui sont : les Massive Open Online Courses. Ces plate-formes qui industrialisent le savoir. Exemple : Khan Academy.
    Les MOOC sont au XXIeme siècle ce que Jules Ferry a été au XXeme. Une révolution sociale. Ils permettent une redistribution des chances sur un territoire, dans toutes les classes sociales (car le même savoir est distribué à tous).
  • Modifions l’évaluation des compétences.
    Tous ceux qui ont eu à recruter le savent : le CV est fini. Aujourd’hui je ne recrute que par l’expérience du terrain. L’essai s’impose tant les savoirs sont vastes et les compétences humaines sont primordiales dans les entreprises du XXIeme siècle.
    Je suis persuadé qu’un employeur peut embaucher un candidat moins « visiblement » compétent s’il détecte chez lui des indices de progrès et d’attitude. C’est humain.
    Pour faire évoluer ces évaluations de compétence passons au système distribué : le CV devient alors un résumé composite exhaustif des savoirs glanés et des expériences passées.
    Voir la proposition Open Badges de la Mozilla Foundation.
  • Interconnectons les MOOC et les entreprises.
    A partir de ces plate-formes les employeurs pourront connaître les compétences et recruter très tôt les candidats qui rassemblent leurs critères de sélection.

Jacques Boulogne

Pour aller plus loin :