Le mobile : ne négligez pas le principal point de contact avec vos futurs clients. Chaque jour.

Recherche Micro-locale google

En mars 2015 Google a publié de nouveaux chiffres qui viennent changer la façon de voir l’Internet pour les marques. Le web devient définitivement « mobile » et « hyper local ». Une révolution.

La scène se passe vers midi, dans le sous-sol d’une agence à Montréal. Heure du lunch. Une des designers recherche le nom de cet acteur « so cute » qui joue le rôle d’un viking dans une série Netflix… Le gang de cerveaux réunis ne parvient pas à le baptiser. On sort son smartphone pour le trouver sur le net… et l’une d’elle de s’écrier : « et si on se donnait le luxe de ne pas savoir ».

L’ambiguité est un luxe en 2015.
Nous voulons tout, tout de suite.

Tout au long de la journée nous faisons des recherches internet dans quelques « moments volés », en majorité en tapotant sur notre mobile.
Pour le branding et le marketing les conséquences sont importantes : toute marque ou service doivent être présents à ces instants clés. Tout se joue dans cette série de points de contact.
Nous sommes passés de « quelques moments décisifs » en 2011, à ces dizaines de « micro-moments décisifs » où 80% des recherches se font sur téléphone intelligent.

Recherche hyper locale Google Montréal
11h57. Requête désespérée.

En mars dernier Google a publié des chiffres sur l’un de ces moments décisifs : la recherche hyper-locale.
Hyper-locale : une requête faite sur mobile, en déplacement, avec une recherche de proximité.
A Montréal, vers midi, la recherche  « bon restaurant chinois rue Ste Catherine » est un bon exemple.
Les requêtes comprenant : « près d’ici », « le plus proche », « à côté », ou un nom de rue, de ville sont en très forte augmentation.
Elles se sont multipliées par 34 depuis 2011.
Elles ont doublé l’an dernier.
Et 80% viennent de mobiles.

Les consommateurs sur mobile prennent une décision et finissent souvent par passer à l’acte. Cet acte s’appelle un « conversion » : une visite en magasin, une commande.
Google a calculé que 50% des internautes sur mobile sont réellement passés dans le pointe de vente dans la même journée.
18% ont été jusqu’à acheter cette même journée.
La moitié des personnes ne recherchent leur restaurant que dans la dernière heure avant le repas. Et  40% des jeunes consultent les conseils sur la carte alors qu’ils sont déjà assis au restaurant !

Le mobile Montréal
18% des clics sur une pub mobile locale débouchent sur une vente dans la journée. Photo : J.B

 

On le voit, toute marque se doit d’être présente dans ces moments de vérité.  Ces micro-moments ont beau être nombreux et brefs, une marque doit les prévoir dans sa stratégie. Etablir sa propre stratégie ne devrait pas poser de problèmes. Une connaissance de ce clients et une logique humaine sont nécessaires. Les requêtes pendant les vacances et les week-ends sont plus nombreuses. Normal, nous sortons de notre routine quotidienne. Par exemple : dans les grandes villes le samedi on remarque une augmentation de requêtes pour le cinéma et les bar à ongles. Et le même soir : pour les sorties et les bars… etc

Ces requêtes sont souvent neutres. Aucune marque. Juste « restaurant rue Sherbrooke Ouest ». Ce qui est une requête large. On comprend que dans cet instant charnière la fidélité à la marque est mise à mal ! Le consommateur n’exprime pas de préférence : il cherche une solution de proximité fiable. Il faut donc que la marque soit certes présente mais en plus qu’elle offre une réelle solution au besoin exprimé. Pertinence.
Des détaillants américains vont jusqu’à afficher dans leur publicité l’état du stock dans les magasins environnants et la distance qui sépare l’internaute de ce point de vente ! De quoi activer une vente. 
Ces détaillants utilisent souvent le système « Google local Inventory » qui permet ce tour de force. Et ils ont raison : si on se base sur les estimations de Google : 18% des clics sur une pub mobile locale débouchent sur une vente dans la journée.

Les même détaillants malins investissent de plus en plus dans la localisation de leur pub et dans les extensions de service (téléphone, localisation sur une carte …).
Ils misent aussi différemment sur les mots-clés, pour privilégier les visiteurs autour de leur points de vente.
Les dernières tendances montrent aussi que les internautes commencent à rechercher des services plus complexes : médecin, pharmacie, travail, plombier etc…

Depuis le 21 avril, Google a officiellement annoncé que les sites qui ne sont pas optimisés pour les mobiles seront pénalisés. Le basculement vers le « mobile first » n’est plus un mythe. La conjonction de la recherche hyper-locale et de la préférence mobile sont une occasion unique de progresser dans les classements Google.
Cela se passe ici et aujourd’hui.
Vos concurrents sont déjà à l’offensive.
Réagissez.

JB

Petit kit de survie :

  • Comment les consommateurs interagissent avec votre marque ?
  • Comment savez-vous qu’ils sont pas loin de vos points de vente ?
  • Que peuvent-ils faire avec un smartphone qui pourrait les aider à vous trouver ?
  • Votre site est-il optimisé pour les mobiles ?
  • L’information est-elle « opérationnelle » (vraiment utile) quand on est sur mobile ?
  • Personnalisez-vous les annonces selon l’emplacement ? l’heure ? le jour ? le stock ?

Pebble Time : la montre connectée qui fait le buzz

Pebble time

Lancée sur Kickstarter le 24 février la montre PEBBLE TIME a récolté 1 million de dollars en 30 minutes ! Deux jours plus tard nous en sommes à 10 millions $ de pré-commandes !

La stratégie de la société californienne semble redoutable. La campagne de financement social est déjà la campagne de communication. Sans débourser Pebble occupe l’espace du web, les réseaux sociaux, et les conversations. Pebble préserve aussi sa marge : Kickstarter reverse l’argent avant la livraison des montres. Contrairement aux Amazon et autres circuits de distribution physiques, qui demandent d’avoir le produit en stock avant de le mettre en vente. Cette avance de trésorerie sera toujours utile pour exister face au rouleau compresseur Apple Watch prévu dans un mois ou deux.
Et enfin l’ADN de Pebble est le réseau social. La première version avait en effet été lancée par Kickstarter. Avec succès : 10 millions récoltés et au final 1 million de montre vendues.

Cette montre est un succès à tous les niveaux :

  • La montre 2015 est plus fine que sa version originale. Elle ne fait que 9,5 mm d’épaisseur et son design incurvé lui donne une forme ergonomique.
  • La Pebble Time est réellement étanche, indispensable pour les activités à l’extérieur.
  • Elle porte un micro pour prendre des notes vocales (tout en restant étanche)
  • L’écran non tactile est protégé par un verre résistant de type Gorilla Glass
  • Personnalisée : chaque montre est livrée avec un bracelet en silicone standard, interchangeable. En plus un kit pour imprimer son propre bracelet 3D est prévu
  • Contrairement à Apple, l’OS de la Pebble Time est ouvert. Dans la droite ligne des mouvements communautaires du Web, Pebble propose une interface de développement simplifiée (le CloudPebble), et un OS open source reposant sur une communauté de développeurs
  • Contrairement à l’Apple Watch la Pebble est compatible iOS et Android. Elle pourra converser avec n’importe quel mobile.
  • La Pebble n’est pas tactile. Elle utilise des boutons sur le côté et des concepts de navigation innovants
  • Son écran utilise la technologie e-paper couleur
  • Elle profite d’une autonomie de 7 jours. Les rumeurs parle de 19 heures pour l’Apple Watch
  • Son prix reste « abordable » : 179 $ pour les plus rapides sur Kickstarter et 199$ pour le grand public au lancement en mai 2015.

Pebble time

Pebble time

Combien vaut un client ?

Pour bien évaluer les couts et bénéfices d’une communication sur le web, il faut pouvoir répondre à cette question : combien vaut un client ?

Rentabilité client
Photo Terrence Lim https://flic.kr/p/iU11aW

Souvent, les entreprises ne savent pas vraiment « combien » vaut chaque client. Elles savent ce qu’il peut rapporter sur une année, simple comptabilité, mais elles ont du mal à projeter ce calcul sur tout le cycle de vie du client (souvent plusieurs années).

Or, communication digitale nos calculs de rentabilité ont besoin de cet élément. (Oui. Les calculs de rentabilité !)
La communication web se doit d’être rentable. Et nous avons les moyens de le vérifier.
Contrairement à la publicité dite « de masse », le marketing digital travaille en « face à face » (one 2 one en français). Chaque visiteur du site peut devenir un client potentiel. Chaque abonné à une newsletter est un client engagé. Chaque spectateur de votre webinaire est un client presque converti.
Dans ces conditions la rentabilité de toutes les campagnes web est facile à calculer :

Coût de la campagne / nombre de clients « convertis » x valeur de chaque client.

Exemple : Pour un concessionnaire automobile un client acquis représente une marge de 10K$ sur 5 ans.
S’il parvient à conquérir un nouveau client à chaque 100$ dépensé sur le web, il est largement bénéficiaire : amorti sur 5 ans le cout d’acquisition final est de 20$ par client par an ! La marge est largement optimisée.

La culture des entreprises n’est pas toujours ouverte à ces nouveaux modes de calcul (surtout en France). Ils sont d’une telle simplicité que les conclusions peuvent être féroces.
Aujourd’hui même la plus petite des PME peut se permettre d’avoir cette démarche de rentabilité directe. Avec les outils d’Automatisation du Marketing et des campagnes monitorées par les analytics, elles peuvent connaître en temps réel la rentabilité de leur communication.

Pourquoi les festivals de cinéma ont besoin d’une stratégie digitale

Fantasia Montréal le line up !

A mon sens il existe deux types de festivals de cinéma : les grand-messes (Cannes, Sundance, Deauville…) qui drainent un public dédié venu spécialement pour l’événement. Disponible et engagé ce spectateur n’est pas difficile à convaincre. Il a du temps pour ça.
Et en face, les festivals plus modestes, qui s’adressent à une ville pendant une période précise. Avec un public pas forcément disponible, des obligations quotidiennes fortes et un rythme différent.
Je parle surtout de cette seconde catégorie.

Ne plus vendre des films, vendre des « expériences »

Fantasia Montréal le line up !
Fantasia à Montréal est un festival de genre qui a su créer son momentum…

Depuis toujours les festivals de cinéma nous vendent des films. Des titres, souvent des acteurs, parfois des histoires.
Pourtant il en faut plus pour motiver un spectateur à faire le détour par la salle obscure.
L’offre est pléthorique : des films on en a trop dans notre Netflix. Des acteurs, ils sont partout, des histoires on s’en fait raconter tout le temps.

Or qu’est-ce qui différencie un film vu chez soi d’un film vu en groupe dans une salle ? ….
A mon sens on se déplacera pour l’ambiance, les « bonus », l’échange, bref la socialisation autour du film.
Je dis bien autour du film et pas du « cinéma » en général.
En effet chaque film diffusé doit pouvoir trouver son propre public. Chaque histoire racontée doit être proposée à son public cible.
Passionné d’aviation je serai plus sensible à un scénario autour de cette passion. Natif de Chicago, un documentaire sur la ville ne me laissera jamais indifférent… etc…

Qu’est ce qui fera que je prendrai le métro pour aller voir le film ?

Tous ces micro-événements sont des « expériences » qui vont créer le momentum autour de ces séances de diffusion en salle. Un rendez-vous, une date, un jour, une heure précise.

On le voit, le métier change. Désormais tout le travail des programmateurs sera de définir les publics intéressés pour chaque scénario. Le spécialiste web ou marketing qui prendra le relais, devra absolument trouver cette cible.
Et lui parler au bon moment.
Avec les médias internet c’est possible. Ils permettent de déclencher des messages personnalisés, hyper ciblés, dans une zone précise, à l’instant T…

Valoriser les données

Pour des événements réguliers je suis toujours surpris de voir l’absence de données qualifiées des festivals. Peu de fichiers complets et mis à jour des spectateurs. On sait combien de personnes sont venues, mais rarement QUI est venu est surtout POURQUOI.
En confiant cette mission aux marketing digital les festivals vont gagner en pertinence.
Ils ont tous déjà une solide base de clients fidèles, voire impatients, qui ne demande qu’à être privilégiée. Ce noyau dur est un excellent départ pour une relation personnelle entre le festival et chaque spectateur.
Je peux facilement imaginer un profil automatisé de spectateur qui s’alimente des films vus, aimés, ou même de listes de souhaits. Chaque film choisi par le spectateur est un élément qui vient définir le persona type.
Avec ces data, le marketing peut très vite définir une liste d’invités pour une avant-première, un coeur de cible pour un thème.

Lire aussi sur le même sujet cet article de datascénariste.com